05.11.2009

Grand emprunt : Bayrou met Fillon en garde contre le dérapage de la dette

 

Un article a ne pas rater. Francois Bayrou remet au centre du débat la dette, nous ne pouvons que nous en feliciter. 

 

 

Grand emprunt : Bayrou met Fillon en garde contre le dérapage de la dette

[ 04/11/09  - 18H27 - AFP  ]

Le président du MoDem François Bayrou a mis en garde mercredi François Fillon contre le "dérapage" des finances publiques, affirmant que "la raison" voudrait que le gouvernement "renonce" à son projet de grand emprunt, lors d'une rencontre à Matignon.
"La situation est une situation de dérapage absolu. On ne peut pas imaginer un grand emprunt sans réfléchir à la situation qui est celle du pays aujourd'hui", a déclaré François Bayrou à l'issue de son entretien, qui s'est tenu dans le cadre de consultations sur ce projet voulu par Nicolas Sarkozy.
"Aujourd'hui la charge de la dette c'est l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu des Français", a-t-il relevé, estimant que "sur ce rythme là, on va à une catastrophe que probablement on sous-estime".
"J'ai dit au Premier ministre que la raison serait qu'on renonce (...) J'ai même proposé une voie alternative qui est la voie européenne", visant à "convaincre nos partenaires de faire un emprunt ensemble", a-t-il poursuivi.
Si le gouvernement devait persévérer dans son projet, François Bayrou a toutefois conseillé au Premier ministre d'opérer un emprunt modeste, contre ceux qui au sein de la majorité réclament un montant massif.
"Dans le débat, j'allais presque dire combat, qui a lieu aujourd'hui à l'intérieur du pouvoir actuel entre des gens comme Michel Rocard et Alain Juppé qui disent +s'ils vous plaît soyez raisonnables+ et qui évoquent des chiffres de 20/30 milliards+ (...) et d'autres qui disent +il faut 100 milliards+, nous sommes du côté des raisonnables", a dit François Bayrou.
"J'ai l'impression depuis le début que François Fillon est du côté des raisonnables, pas des déraisonnables. Je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait contradiction entre sa pensée et ce que je développais comme analyse", a-t-il ajouté.

29.10.2009

Pourquoi je suis candidat aux élections régionales

 

Pour le Modem d’abord. La période est au doute. Pas seulement au Modem d’ailleurs, toutes les formations politiques sont confrontées au même désenchantement. Les espoirs sont retombés, et au plus bas. Je crois pourtant que la politique n’est pas vaine, que notre mouvement est nécessaire. Je pense que nous devons retrouver cette énergie collective, que nous avons à porter des idées fortes pour ranimer le débat public.


Car ma candidature est un soutien à François Bayrou. Je suis de cette génération réveillée par sa campagne de 2007. J’ai été élu vice-président du Modem Paris sur la liste de Marielle de Sarnez durant les élections en interne. En 2008, j’étais 3e sur la liste de Philippe Meyer dans l'arrondissement où j'habite, le 5e. 


Grâce à un mandat, je voudrais pouvoir l’accompagner dans sa réflexion et sa campagne de 2012. Nous devons prouver sur le terrain la solidité du Modem. Nous devons démontrer sa sincérité et son engagement.


Mais je suis avant tout candidat à un mandat local. La décentralisation est toujours un combat. Les récents projets de loi, le Grand Paris, les réformes des collectivités territoriales, ne doivent surtout pas brider les capacités d’initiative des collectivités territoriales. La région a cette particularité qu’elle permet d’avoir la hauteur nécessaire à l’aménagement du territoire tout en créant un lien avec ces citoyens.


Je suis candidat pour un territoire, que je connais dans toute sa diversité. J’ai vécu en banlieue, dans la campagne du Vexin, aujourd’hui au cœur de l’agglomération parisienne. J’ai vécu les mêmes problèmes que tous les franciliens quand j’ai dû trouver un logement, monter mon entreprise, gérer une association, me déplacer en RER,...


Et je suis convaincu qu’il y a encore beaucoup à faire pour améliorer le quotidien des franciliens. Je voudrais tout simplement qu’ils aient envie de venir et de rester en Ile-de-France, alors qu’aujourd’hui notre région perd davantage d’habitants qu’elle n’en attire. Pour cela, nous devons construire une qualité de vie mieux partagée, pour que nos infrastructures, notre économie, notre environnement ou notre économie ne soient plus un luxe réservé à quelques-uns. 

26.10.2009

Le Modem Autonome aux élections régionales: je dis oui !

En ce qui me concerne, je suis totalement pour aller au premier tour de manière autonome. Nous devons continuer d'implanter la marque Modem dans le pays. Toutefois, cela ne nous empêche pas d'écouter et de discuter avec les autres.
Je salue l'action que va mener Marielle de Sarnez, avec Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit afin de se retrouver pour réfléchir sur le fond, en l'occurence l'éducation, le 14 novembre 2009, à Dijon. 

 

Pour votre information, voici la dépêche AFP après le Conseil National :

Le MoDem part seul aux régionales mais poursuit son ouverture à gauche

PARIS — Le Mouvement démocrate (MoDem) partira seul aux élections régionales, renvoyant la question des alliances au second tour, faute d'avoir pu encore concrétiser sa politique d'ouverture à gauche.

Le conseil national du MoDem, qui regroupe les cadres du parti, s'est prononcé samedi à l'unanimité en faveur de la présentation de listes autonomes au premier tour des régionales.

Il a également jeté les bases de son projet politique qui sera débattu début décembre en congrès à Arras.

"Le conseil national a voté à l'unanimité le principe de la présence d'une liste MoDem dans toutes les régions de France. En même temps, nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a expliqué à la presse le président du parti, François Bayrou.

Il a dit vouloir "un projet différent pour les régions", comme il avait défendu lors de la campagne présidentielle de 2007 "un projet différent pour le pays".

"Notre choix, c'est de dire: l'Etat ne peut pas tout et toute décision politique doit avoir pour but le développement humain. Nous nous démarquons en cela de ceux qui veulent une société où le capital prime et de ceux qui veulent que l'Etat soit l'acteur principal", a-t-il résumé.

Le premier chapitre du projet MoDem, consacré aux valeurs, prône notamment la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, une justice fiscale, éducative et sociale, et la nécessité d'un développement durable et écologiste. Des valeurs dont le parti estime que "la majorité actuelle les remet en cause", a dit l'eurodéputé Robert Rochefort, qui a coordonné l'élaboration du texte.

Absente du conseil national, la vice-présidente du MoDem Corinne Lepage, qui a récemment démissionné de la présidence des commissions thématiques du parti, en désaccord avec François Bayrou, a regretté pour sa part que les efforts pour des listes d'union avec Europe-Ecologie n'aient pas abouti.

"J'avais le sentiment qu'on n'avait pas écarté le principe d'une alliance dès le premier tour. On aurait pu travailler à quelque chose d'un peu plus ouvert", a-t-elle estimé.

"Il n'y avait pas d'autre solution pour le premier tour", a constaté pour sa part Jean-Luc Bennahmias, cadre du MoDem et ancien des Verts.

"Après les universités d'été, les appareils politiques ont repris la main mais cela gigote de partout", a souligné l'eurodéputé, en référence aux débats qui agitent le PS, les Verts et Europe-Ecologie sur une alliance avec le MoDem.

"Je pense que dans un certain nombre de régions, il est tout a fait possible d'imaginer des regroupements au second tour", a affirmé François Bayrou dimanche sur Europe 1.

Il en a profité pour renouveler son offre publique de dialogue à la gauche, jugeant qu'il y avait "urgence" en la matière.

"Il y a ceux qui choisissent le sectarisme" et "ceux qui acceptent au contraire de travailler ensemble", avait-il résumé samedi, ajoutant: "tous ceux qui choisissent l'ouverture sont mes amis", les autres "je les considère comme les meilleurs alliés du pouvoir en place".

Après Marseille, où elle s'était affichée pour la première fois aux côtés de leaders de la gauche fin août, la numéro 2 du MoDem, Marielle de Sarnez, retrouvera le 14 novembre à Dijon Vincent Peillon (PS) et Daniel Cohn-Bendit (Verts).

Ce dernier, favorable à une union avec le MoDem, a eu récemment plusieurs contacts téléphoniques avec M. Bayrou, les premiers depuis leur affrontement télévisé des européennes, selon des sources proches du dossier.