30.06.2009
Age de la retaite : le recul ?
Récemment,
, le Gouvernement a rouvert le dossier complexe et sensible des retraites. Le déséquilibre structurel de nos régimes de retraite par répartition l'exige en effet ( en 2008, le déficit du régime de retraite général s'élève à 5,6 milliards d'euros). Pour y remédier, notre Premier Ministre a proposé de relever l'âge de départ à la retraite. Ce dernier est actuellement de 60 ans. Il est proposé de l'augmenter progressivement à 67 ans.
Cette mesure est très contestable, car très inégalitaire. Comment justifier qu'un ouvrier, ayant commencé à travailler à 16 ans, doivent attendre 67 ans pour partir à la retraite, au terme de près de 50 années de travail, alors même qu'un cadre ayant travaillé 10 ans de moins, aura une espérance de vie supérieure de 7 ans? Plus de travail, moins de retraite, la double peine!!
Il faut se pencher sur la question des régimes de retraite. Mais pas de cette façon. Lors de la présidentielle, François Bayrou avait proposé une réforme globale qui est toujours d'actualité : la retraite par points. La Suède dispose d'un tel système. Il a surtout l'avantage de laisser à chacun le choix de son âge de départ à la retraite et du montant de ses pensions. Car nous pouvons avoir des préférences diverses. L'économiste Thomas Piketty a soutenu cette réforme. Selon lui, elle permet de mieux reconnaître les carrières longues et les différences d'espérance de vie.
Mais toute réforme des retraites ne pourra pas se faire sans une réflexion sur les cycles de vie et le monde du travail. Rappelons simplement que moins de 40 % des individus âgées de 55 à 65 ans travaillent dans notre pays. Le plus souvent, parce qu'on ne leur en donne pas la possibilité. Les jeunes ont du mal à s'insérer dans ce monde du travail, les plus âgées en sont rejetés. Rappelons que le monde du travail comprend encore des métiers très pénibles, et que de nouvelles formes de maladies professionnelles se développent rapidement ( troubles musculo-squelettiques). Les carrières, hachées sont mal prises en compte. Le monde du travail a besoin d'être repensé avant de savoir comment on en sort à la retraite.
10:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : retraite, bayrou, piketty, travail
21.06.2009
écouter, réfléchir et agir
Nous sommes nombreux à dire qu'il fallait réagir et réflechir sur le résultat du scrutin européen. Le Mouvement départemental de Paris le prouve. En ce qui me concerne, il me semble important de réfléchir à l'interieur des structures du Mouvement Démocrate.
Après le conseil exécutif, après 3 heures de réunion, il a été décidé d'organiser des débats avec les adhérents dans l'ensemble des mouvements départements pour faire un bilan de la campagne européenne et tracer des propositions pour l'avenir.
Un bureau politique départemental a eu lieu pour organiser cette matinée dédiée à l'écoute des adhérents. Nous avons acté de faire une réunion de travail avec tous les adhérent parisiens le 27 mai de 10H a 13H et sur 3 ateliers:
- Leçons des élections européennes,
- Les valeurs et l'organisation du Mouvement Démocrate,
- La stratégie du MoDem pour les prochaines échéances électorales.
Nous ouvrons une boîte électronique (ressenticampagne@gmail.com) pour que les adhérents qui ne peuvent pas se déplacer puissent contribuer à la réfléxion.
A la fin de cette matinée, nous ferons un debriefing afin de faire remonter les attentes des militants au conseil départemental du 2 juillet. Ce conseil fera une synthese des propositions du 27 juin, qui seront relayées à la réunion du Conseil national du 4 juillet.
Ce mode de fonctionnement qui se met en place dans chaque département prouve que le Mouvement Démocrate a la volonté d'être à l'écoute de tous et de préparer le futur. Je vous invite tous à venir nombreux le samedi 27 juin et à envoyer vos propositions sur l'adresse mail prévue pour cela!
16:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, mouvement démocrate
15.06.2009
La crise?...C'est psychologique!!
Au cours des derniers mois, j'ai entendu dire à plusieurs reprises que la crise était psychologique. Qu'elle était largement alimentée par le catastrophisme des médias. Qu'il ne fallait pas céder à ce pessismisme. Il est vrai que cette crise, née aux Etats-Unis, a mis du temps à venir s'installer chez nous. D'abord limitée aux marchés financiers, elle touchait peu notre vie quotidienne.
Mais plus récemment, j'ai pu constater tous les jours quels sont ses effets. Dans la rue où j'habite et je travaille, trois restaurants ont fermés durant ces trois derniers mois ( sur au total, une dizaine de commerces). Pourtant, je vis dans le 5ème arrondissement de Paris. Un arrondissement plutôt aisé. On aurait pu penser qu'il échapperait à la récession. Et non!! Les crédits bancaires font souvent défaut à ces PME pour qui il constitue un besoin vital.
Mais la question qu'il faut se poser, c'est savoir si ces commerçants seront un jour remplacés. Des entreprises meurent, d'autres naissent, c'est normal, c'est le processus de destruction créatrice cher à Schumpeter. Une entreprise, une PME, c'est fragile. Mais ça construit aussi une expérience qui se perd quand on met la clé sous la porte. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que beaucoup de nouvelles entreprises prennent le relais. Qui aujourd'hui a les moyens de prendre de tels risques?
12:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise, 5ème arrondissement de paris
08.06.2009
Rebondir

Hier, le Modem a fait un score de 9 % dans le 5ème arrondissement de Paris. Je remercie les électeurs qui se sont déplacés et qui nous ont fait confiance. Marielle de Sarnez saura les défendre avec énergie au Parlement européen. Je tiens aussi à féliciter Europe Ecologie pour la campagne européenne qu’ils ont menée.
Mais je pense surtout aujourd’hui aux drames humains qui se cachent derrière les défaites électorales, notamment pour les assistants, ou pour les députés non réélus alors qu’ils ont fait une campagne vaillante, comme Jean-Marie Beaupuy ou Bernard Lehideux.
Ma conviction est que nous n’aurions pas du trop nous écarter des thématiques européennes qui nous sont pourtant si chères. Nous continuerons à les porter dans le débat public qui en a bien besoin. Nous continuerons surtout à les défendre devant des électeurs, auxquels il faut parler d’Europe un peu plus souvent que tous les cinq ans.
Je ne suis pas du tout pessimiste. L’abstention nous laisse des marges de manœuvre à conquérir. Allons-y !! Réfléchissons sérieusement à cet échec et sachons revenir plus forts et plus nombreux. Je crois que notre message est juste, que nos valeurs sont fortes. Aucune des raisons qui justifient mon engagement au Modem n’ont disparu : la mondialisation débridée cause des dommages trop profonds aux hommes comme à la planète, notre démocratie se porte mal, notre économie a besoin d’être plus créative et innovante.
Dans cette déception électorale, nous serons solidaires avec François Bayrou. Nous construirons ainsi une alternative démocrate forte et crédible.


