13.11.2009
Parlement de l'alternance a Dijon
Demain a Dijon, nous pourrons enfin travailler sur le fond, et proposer une alternative concrete a la société de que nous propose Nicolas Sarkozy. Espérant vous voir nombreux demain a Dijon.
Voici un article sur le Parlement que je vous propose:
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En marge du PS, Peillon s'efforceencore de fédérer toute l'opposition
[ 13/11/09 ]
L'eurodéputé socialiste Vincent Peillon lance demain à Dijon les premières « rencontres du rassemblement » initiées cet été à Marseille, sur le thème de l'éducation. La centriste Marielle de Sarnez répond à nouveau présente.
Les acteurs de Dijon seront quasiment les mêmes qu'à Marseille. Dans la foulée de la réunion initiée, fin août, le socialiste Vincent Peillon, fer de lance du courant l'Espoir à gauche, lance samedi dans le chef-lieu de la Bourgogne les premières « rencontres du rassemblement », sur le thème de l'éducation. Y participent Robert Hue, l'ex-premier secrétaire du PCF devenu « communiste autrement », les Modem Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennhamias, la PRG Christiane Taubira. En convalescence après une opération à la hanche, Daniel Cohn-Bendit enverra une vidéo et sera représenté par son frère Gaby, spécialiste de l'éducation et président des amis d'Europe Ecologie.
D'autres rendez-vous suivront
Côté socialistes, on comptera les députés Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filipetti et l'avocat Jean-Pierre Mignard, membres du courant qui avait soutenu Ségolène Royal au congrès de Reims. Cette dernière ne sera pas à Dijon. « Nous ne voulons pas de présidentiables. La vie politique est polluée par cette question », explique Vincent Peillon, qui, lui-même, n'est officiellement pas candidat pour 2012. Alors que la perspective des régionales de mars fige les rapports entre les dirigeants du PS, des Verts et du Modem, Vincent Peillon poursuit son chemin et propose, selon sa formule, une« matrice de rassemblement ». De cette rencontre, « ni colloque ni forum », doivent sortir des propositions. Le début « d'un contrat de gouvernement », assure l'eurodéputé socialiste. D'autres rendez-vous suivront, notamment sur les institutions et la VIe République fin janvier.
Le mouvement fait une nouvelle fois grincer des dents. Dans une lettre adressée à Martine Aubry, trois secrétaires fédéraux du PS en Bourgogne s'inquiètent des « rencontres du rassemblement » organisées à Dijon, y voyant un« renversement d'alliance » au profit du parti de François Bayrou.
Enfoncer un coin
Vincent Peillon se garde d'intervenir dans ce débat. Lui espère qu'au lendemain des élections régionales, les leaders du PS, des Verts et du Modem, dont les troupes auront, dans la plupart des cas, conclu des accords au second tour, pourront s'inscrire dans la démarche qu'il a initiée.
En laissant Marielle de Sarnez, son plus fidèle lieutenant, s'afficher à nouveau avec des responsables de la gauche, François Bayrou entend à la fois enfoncer un coin au PS et faire progresser son discours sur la nécessité d'un rassemblement - dont il veut être le fédérateur - face à Nicolas Sarkozy en 2012. « La question politique des années qui viennent, c'est stop ou encore. Si on veut une alternance, personne ne l'obtiendra tout seul », a-t-il martelé hier sur i-Télé. « Pour faire plus de 10 % aux régionales, il faut être dans la dynamique, dans le mouvement », avait plaidé Marielle de Sarnez fin octobre, dans le huis clos du conseil national de son parti.
Pas question pour autant, pour François Bayrou, d'aller lui-même à Dijon et de prendre le risque de brouiller son message alors que le Modem, soucieux d'afficher son identité, présente en mars, au premier tour, des listes autonomes dans toutes les régions. Surtout que la présence de Marielle de Sarnez aux côtés de Robert Hue, à Marseille, avait irrité de nombreux cadres et militants.
R. C. ET P. F., Les Echos
26.10.2009
Le Modem Autonome aux élections régionales: je dis oui !
En ce qui me concerne, je suis totalement pour aller au premier tour de manière autonome. Nous devons continuer d'implanter la marque Modem dans le pays. Toutefois, cela ne nous empêche pas d'écouter et de discuter avec les autres.
Je salue l'action que va mener Marielle de Sarnez, avec Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit afin de se retrouver pour réfléchir sur le fond, en l'occurence l'éducation, le 14 novembre 2009, à Dijon.
Pour votre information, voici la dépêche AFP après le Conseil National :
Le MoDem part seul aux régionales mais poursuit son ouverture à gauche
PARIS — Le Mouvement démocrate (MoDem) partira seul aux élections régionales, renvoyant la question des alliances au second tour, faute d'avoir pu encore concrétiser sa politique d'ouverture à gauche.
Le conseil national du MoDem, qui regroupe les cadres du parti, s'est prononcé samedi à l'unanimité en faveur de la présentation de listes autonomes au premier tour des régionales.
Il a également jeté les bases de son projet politique qui sera débattu début décembre en congrès à Arras.
"Le conseil national a voté à l'unanimité le principe de la présence d'une liste MoDem dans toutes les régions de France. En même temps, nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a expliqué à la presse le président du parti, François Bayrou.
Il a dit vouloir "un projet différent pour les régions", comme il avait défendu lors de la campagne présidentielle de 2007 "un projet différent pour le pays".
"Notre choix, c'est de dire: l'Etat ne peut pas tout et toute décision politique doit avoir pour but le développement humain. Nous nous démarquons en cela de ceux qui veulent une société où le capital prime et de ceux qui veulent que l'Etat soit l'acteur principal", a-t-il résumé.
Le premier chapitre du projet MoDem, consacré aux valeurs, prône notamment la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, une justice fiscale, éducative et sociale, et la nécessité d'un développement durable et écologiste. Des valeurs dont le parti estime que "la majorité actuelle les remet en cause", a dit l'eurodéputé Robert Rochefort, qui a coordonné l'élaboration du texte.
Absente du conseil national, la vice-présidente du MoDem Corinne Lepage, qui a récemment démissionné de la présidence des commissions thématiques du parti, en désaccord avec François Bayrou, a regretté pour sa part que les efforts pour des listes d'union avec Europe-Ecologie n'aient pas abouti.
"J'avais le sentiment qu'on n'avait pas écarté le principe d'une alliance dès le premier tour. On aurait pu travailler à quelque chose d'un peu plus ouvert", a-t-elle estimé.
"Il n'y avait pas d'autre solution pour le premier tour", a constaté pour sa part Jean-Luc Bennahmias, cadre du MoDem et ancien des Verts.
"Après les universités d'été, les appareils politiques ont repris la main mais cela gigote de partout", a souligné l'eurodéputé, en référence aux débats qui agitent le PS, les Verts et Europe-Ecologie sur une alliance avec le MoDem.
"Je pense que dans un certain nombre de régions, il est tout a fait possible d'imaginer des regroupements au second tour", a affirmé François Bayrou dimanche sur Europe 1.
Il en a profité pour renouveler son offre publique de dialogue à la gauche, jugeant qu'il y avait "urgence" en la matière.
"Il y a ceux qui choisissent le sectarisme" et "ceux qui acceptent au contraire de travailler ensemble", avait-il résumé samedi, ajoutant: "tous ceux qui choisissent l'ouverture sont mes amis", les autres "je les considère comme les meilleurs alliés du pouvoir en place".
Après Marseille, où elle s'était affichée pour la première fois aux côtés de leaders de la gauche fin août, la numéro 2 du MoDem, Marielle de Sarnez, retrouvera le 14 novembre à Dijon Vincent Peillon (PS) et Daniel Cohn-Bendit (Verts).
Ce dernier, favorable à une union avec le MoDem, a eu récemment plusieurs contacts téléphoniques avec M. Bayrou, les premiers depuis leur affrontement télévisé des européennes, selon des sources proches du dossier.


